Portrait d'agriculteur #3 : Alex B.

Grâce aux différents portraits postés sur nos réseaux sociaux, nous avons eu le plaisir de faire la connaissance d’Alex B. 35 ans, céréalier dans la région de Gaillac, Tarn.

Pour commencer, un grand merci à Alex qui s’est porté volontaire suite à notre appel à témoin.

Voici son histoire.

Installé depuis 2008, cela fait 10 ans qu’Alex tient les rênes de l’entreprise familiale, autrefois dirigée par son père, maintenant retraité. L’agriculture, il est donc tombé dedans quand il était tout petit, mais c’est notamment grâce à son père et à un voisin agriculteur, entrepreneur mais surtout passionné que l’envie d’y consacrer sa vie nait en lui.

L’exploitation d’Alex compte 153 ha de grandes cultures dont 43ha de colza, 50ha de blé dur, 50ha d’orge et 10ha de tournesol. L’ensemble de ses parcelles se situent sur un sol plutôt argileux avec jusqu’à 40% de pentes dans certaines zones. Malgré cet inconvénient, Alex reste chanceux car toutes ses parcelles se trouvent à moins de 4km de son exploitation. «L’accessibilité c’est vraiment un luxe, cela nous permet de réduire notamment nos délais d’intervention» nous précise-t-il.  


Les investissements dans l’agriculture de précision

Intéressé par les nouvelles technologies et plus particulièrement l’agriculture de précision, Alex a investi très tôt dans un système de GPS, quitte à en être le précurseur dans sa région. « Même si le guidage par GPS se démocratise, cette technologie reste encore très coûteuse » mais selon lui le prix en vaut la chandelle. « Mon idéal avec les nouvelles technologies ? réussir à allier confort, gain de temps, valeur ajouté et technicité ! » Vaste programme. En attendant, Alex fait des investissements réfléchis et optimise son temps. La plupart de ses machines seront amorties d’ici 2020. Il réalise également de la prestation de service chez d’autres agriculteurs pour la pulvérisation. Cette activité complémentaire lui a permis d’acquérir un automoteur et lui permettra d’investir prochainement dans un nouvel épandeur.

Se lancer dans l’agriculture

Quand on lui pose la question : « Conseilleriez - vous aux jeunes de se lancer dans l’agriculture? » la réponse est simple : « Le travail c’est pas le problème, ce qui doit être fait sera fait. Le problème, c’est qu’on a l’impression que le monde agricole est déconnecté de la réalité. J’entends par là, le prix exorbitant des machines et de la nouvelle technologie, au regard des bénéfices potentiels d’une exploitation. Et que les choses soient claires : si vous n’êtes pas « fils de » et que votre exploitation n’a pas au moins 200ha de grandes cultures, à la fin du mois vous ne vous en sortez pas. » C’est notamment pour cela qu’il envisage de se lancer dans une culture à plus forte valeur ajoutée, comme l’ail violet.

Comment mieux gérer les défis quotidiens ?

Côté perso, Alex est bien entouré. Sa femme ne travaille pas dans l’exploitation et il reconnaît que ce n’est pas facile de trouver quelqu’un qui accepterait son train de vie : « près de 15heures hors de la maison ce n’est pas forcément idyllique comme vie de couple ». Du coup, nous lui avons posé la question : « Comment peut-on combattre cette solitude ? » Le téléphone ! « Je passe entre 4-5 heures au téléphone par jour avec mes collègues. Ça nous permet de discuter, d’échanger, de trouver des nouvelles idées et de réfléchir ensemble aussi. L’agriculture nécessite de réagir très vite face à des phénomènes climatiques, des maladies et autres. Dans des cas délicats, avoir un second avis est rassurant voir primordial afin de prendre la meilleure décision. Bref, un point essentiel dans notre métier : savoir bien s’entourer ! ». Alors que son colza peine à monter à cause des mauvaises conditions météorologiques et des altises, Alex nous parle de l’irrigation comme probable solution pour les prochaines années. Son voisin qui l’utilise a de bien meilleur résultat que lui ; ces colzas sont hauts et la plupart en bonne santé. Encore une preuve que l’expérience des autres est importante.

Selon lui, l’agriculture est souvent très stigmatisée, notamment par les médias : « beaucoup de choses fausses sont racontées à notre sujet, la réalité est parfois minimisée, transformée voir cachée par la presse. Même à notre petit niveau, il est important de rétablir la vérité : en parlant à des voisins non-agriculteurs, aux jeunes ou en témoignant comme je le fais maintenant ! »

Utilisateur de nos engrais Yara et membre de notre programme de fidélité, Alex va bientôt acquérir, et ce grâce à ses points cumulés, un nouvel outil: le Yara Décikit. Si comme Alex vous souhaitez vous inscrire à notre programme de fidélité, veuillez-vous rendre sur le site internet : https://yarapremiumprogram.fr.

 

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