Portrait d'agriculteur #1 : Christian Lerebour

Nous rencontrons régulièrement des agriculteurs et des acteurs de la filière avec qui nous partageons nos points de vue sur les challenges à venir. Nous avons décidé, en accord avec certains, de partager ces points de vue et analyses.

Nous lançons donc ce nouveau concept sur notre blog, « portrait d’agriculteur », afin de vous faire partager la réalité d’autres agriculteurs. Peut-être y verrez-vous des similitudes avec votre activité !

Les sujets traités tourneront autour de la nutrition des cultures, notre domaine d’expertise, mais pas que. Nous souhaitons donner la place aussi à tous ceux qui souhaitent présenter leurs activités et ce qu’ils mettent en place pour relever les challenges de demain. 

Pour ce premier opus, nous avons interviewé Christian Lerebour, agriculteur céréalier dans le bassin parisien.

 

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Pour en savoir un peu plus sur votre exploitation, quelle est votre conduite ?

Christian : « En blé, j’ai une conduite intégrée, et je vise un rendement moyen sur 5 ans, et je pilote la totalité avec 3 voire 4 apports d’azote et un seul fongicide. »

 

Christian exploite 171 ha en blé tendre, colza dont érucique et betteraves sucrières principalement. Il raisonne sa fertilisation en fonction de son plan de fumure et des besoins identifiés et utilise un outil de pilotage pour l’azote. Ses achats de fertilisants d’effectuent en une fois, à l’échelle de l’exploitation. Christian privilégie la solution azotée et l’ammonitrate après un passage en fientes de poule pour les apports de fond en P et K.

 

Christian précise, « Je suis engagé dans deux coopératives pour les céréales, et Tereos pour les betteraves. Je suis également engagé dans un CETA, dont je suis actuellement le trésorier. »

 

Après votre fumure de fond avec des fientes de volailles, quelle stratégie de fertilisation appliquez-vous ?

Christian : « Pour les céréales, je réalise un reliquat de sol sur 3 niveaux au mois de Janvier, avec un objectif de rendement aux alentours de 9,2t. Je pilote cela ensuite en 3 voire 4 apports. Les 3 et 4eme apports sont spécifiquement pilotés avec un outil qui mesure la teneur en chlorophylle de la surface foliaire. »

 

Quel est votre mode d’achat pour les engrais ?

Christian : « Concernant l’azote, j’achète au niveau de l’exploitation, étant donné que je stocke ma solution azotée dans une cuve de 50m3 que je remplis tous les ans. Pour les P et K je raisonne au niveau de la culture.»

 

Pour la fertilisation azotée, quelle est selon vous la meilleure forme d’azote ?

Christian : « Pour obtenir un taux de protéines le plus haut possible, l’ammonitrate est la meilleure forme. J’utilise également de la solution azotée pour le premier et le deuxième apport. »

 

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Focus Blé

Comment bâtissez-vous votre programme de nutrition ?

Christian : « Selon l’analyse des reliquats que j’obtiens, j’effectue le bilan azoté au mois de janvier. En fonction de ce que j’en ressors, je fractionne ma fertilisation en plusieurs apports.

Je me sers de mon outil d’analyse de la chlorophylle au mois de mai, à partir du stade 2 nœuds. »

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Pensez-vous que le pilotage de l’azote vous permet de faire des économies d’engrais ou d’adapter la dose au 3ème apport ?

Christian : « A mes yeux, cela permet surtout d’adapter la dose apportée au troisième apport pour améliorer le taux de protéines. Le pilotage de l’azote permet d’atteindre avec précision un taux précis de protéines. C’est un investissement utile.»

 

Quel est votre rendement moyen et votre taux de protéines moyen ? subissez-vous des réfactions de la part de votre distributeur ?

Christian : « Mon rendement moyen est de 9,4t avec un taux de protéines inférieur à 11, entre 10,5 et 10,8. Et en effet, cela induit des réfactions.

Nous agriculteurs français, nous faisons aujourd’hui face à une impossibilité d’atteindre les normes mondiales en terme de taux de protéines. Quand je disais qu’au 3eme apport, le pilotage de l’azote me permettait de l’améliorer, ce n’est toujours pas suffisant.

La politique agricole française nous bride sur la dose d’azote à apporter sur nos champs, ce qui est en soi une bonne chose pour l’environnement, mais un vrai casse-tête pour nous agriculteurs pour éviter des réfactions. Je ne détiens pas la solution, peut-être devons-nous changer la nature de l’azote à apporter, mais vous comprenez que cela représente un effort financier. »

 

Note : Si vous souhaitez avoir plus d’informations sur comment choisir entre urée et ammonitrate, consultez notre article à ce sujet

 

 

Focus Colza

Comment bâtissez-vous votre programme de nutrition ?

Christian : « J’utilise la méthode des pesées, au mois de janvier, je pèse la masse de végétation du colza, et selon le rendement que j’ai déterminé au préalable, cela me donne la dose d’azote à apporter, en deux fois.

En détail, j’apporte de la solution azotée au premier passage, et le YaraBela Sulfan au deuxième passage. »

 

Seriez-vous prêt à utiliser une méthode de pilotage de l’azote moins contraignante telle que l’application Yara ImageIT ?

Christian : « Oui évidemment, vous imaginez bien qu’au mois de janvier on se gèle et on se tache les mains à faire les pesées. Si en plus cela peut aller plus vite… »

 

Téléchargez l’application smartphone ImageIT : 

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Réalisez-vous des apports foliaires d’oligo-éléments ?

Christian : « Oui, j’utilise du bore avant la floraison des colzas, quand celui-ci est en bouton. Je réalise cet apport depuis seulement 2 ans, et mes colzas ont une meilleure fertilité à la floraison. »

 

Parlez-nous de votre colza érucique

Christian : « Ce système de colza me permet d’être rémunéré en fonction de la teneur en huile de ma récolte. Dans mon itinéraire cultural, le colza est maintenant une entité à part entière, et n’est plus seulement utile pour l’alternance des cultures. »

 

Etes-vous satisfait de votre niveau de connaissance sur la fertilisation ?

Christian : « Je pense oui, je m’informe tous les ans, et j’ai également des réunions techniques qui nous informent sur les nouveautés. »

 

Pensez-vous que vous pourriez atteindre de meilleurs rendements et une meilleure qualité en jouant plus sur la fertilisation ?

Christian : « Sur le rendement je ne suis pas sûr car j’ai la chance d’être sur des terres très fertiles et déjà bien optimisées, mais sur la qualité oui sans aucun doute, il est toujours possible d’aller plus loin dans le pilotage de sa fertilisation. J’essaie de faire au mieux ! »

 

Si vous le souhaitez, vous pouvez également prendre part à ce concept, et avoir votre propre portrait d’agriculteur, n’hésitez pas à prendre contact avec nous en commentaire !

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