Pomme de terre : pourquoi et comment piloter le phosphore

La pomme de terre est une culture exigeante en éléments nutritifs. Une stratégie de fertilisation adaptée, combinant des éléments nutritifs et des outils d’aide à la décision, révèle le potentiel de rendement des cultures de pommes de terre. Élément majeurs de la fertilisation, le phosphore conditionne de nombreux mécanismes physiologiques chez la pomme de terre. Trop peu souvent considérée à sa juste valeur, la conduite de la nutrition phosphatée est pourtant essentielle à la culture de la pomme de terre.

 

Dynamique du phosphore et la culture des pommes de terre

Dans le sol, le phosphore est peu mobile. Pour qu’il soit absorbé par les systèmes racinaires des cultures, il doit être sous forme assimilable et à disponibilité immédiate des racines. Cette contrainte impose donc aux agriculteurs d’adopter un stratégie de fertilisation phosphatée adaptée. La pratique courante de la fertilisation PK de la pomme de terre s’effectue avant la plantation selon la méthode COMIFER ; pour le phosphore, elle repose sur 3 critères essentiels : l’exigence de la culture, la régularité des apports en P dans les rotations et la teneur de cet élément dans les analyses de terre :

  • La pomme de terre fait partie des cultures très exigeantes en phosphore, comme le colza ou la betterave sucrière (Arvalis – Institut du Végétal)
  • Les apports de P ont très largement diminué depuis quelques années, la fertilité des sols baisse dans de nombreuses régions.
  • Les analyses de terre fournissent un état de la fertilité des sols de l’exploitation, trop souvent négligée, elle est pourtant indispensable à l’établissement d’une stratégie de fertilisation performante.

L’immobilité du phosphore et sa disponibilité conditionnée à sa forme et au développement racinaire, impose son raisonnement tout au long du développement pour atteindre les objectifs de rendement et de qualité.

 

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Quantité de phosphore disponible en fonction des jours après la plantation

 

Après tubérisation, le phosphore participe intensément aux mécanismes de synthèse, de transport et de stockage de l’amidon. Il influe donc sur la quantité de tubercule mais aussi sur leur remplissage. Si les teneurs en phosphore disponible pour le pomme de terre ne sont pas suffisantes, la sénescence est déclenchée, il faut alors envisager un apport foliaire de phosphore sous forme assimilable. Cette pratique trop peu courante présente toutefois des résultats exceptionnels sur le rendement des pommes de terre.

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Piloter le phosphore

La tubérisation est le stade clé de la culture de la pomme de terre puisque c’est à ce moment que le rendement s’établit. Le pilotage de la nutrition phosphatée permet aux agriculteurs de maîtriser le rendement.

Interroger votre culture à un stade clés est important pour maintenir un niveau de phosphore suffisant pour retarder la sénescence de la culture et maintenir la dynamique de remplissage des tubercules :

Cette méthode proactive assure une qualité de production et permet de prédire assez tôt la teneur en phosphore qui permettra de passer le cap des 100 jours après plantation. En effet, si cette teneur en phosphore est maintenue au-dessus de 0,22%, la sénescence est retardée. Pour chaque jour gagné sans sénescence, le gain moyen en rendement est de l’ordre de 500kg par hectare.

Au même titre que l’azote, le phosphore, essentiel à la pomme de terre, se pilote. Le gain généré par l’augmentation du rendement rentabilise une méthode testée à de nombreuses reprises. Trop peu souvent utilisée, la nutrition foliaire, avec des produits adaptés et de qualité, offre aux agriculteurs de vrais leviers pour agir sur le rendement et ainsi générer des marge à l’hectare plus importante. Méthode rentable, le pack Phosphopilote de Yara propose aux agriculteurs de maitriser la teneur en phosphore pour générer des revenus supplémentaires.

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