Le colza en rotation

L’intérêt du colza comme tête de rotation dans les systèmes céréaliers est reconnu depuis longtemps, en effet, les restitutions d’azote, de potasse et de soufre à la récolte sont intéressantes en termes de fertilisation. Le colza est aussi considéré comme permettant de limiter les facteurs de risque face aux mycotoxines se développant dans de nombreuses espèces, dont les céréales.

 

Le colza en rotation avec le blé

Différentes études du CETIOM (Centre technique français des oléagineux) et d’ARVALIS – Institut du Végétal ont mis en évidence un gain net d’environ 10 % sur le rendement d’une culture de blé tendre qui suit un colza, comparé à une monoculture de blé.

En précédent d’un blé dur, le CETIOM a mis en évidence une augmentation de 27 % du rendement en blé en moyenne sur quatre ans. La qualité de la récolte est également améliorée, avec un gain de poids spécifique de 1,1 et maintien de la teneur en protéines malgré une fertilisation azotée constante.

Un blé de colza a également des avantages environnementaux et économiques comparés à un blé de blé :

  • L’implantation se fait sur un sol plus meuble et nécessite donc un travail du sol moins important, ce qui se traduit par une baisse de la consommation d’énergie et de l’émission des gaz à effet de serre
  • La flore adventice est mieux maitrisée et la pression parasitaire plus faible, ce qui se traduit par une baisse des coûts des produits phytosanitaires.

 

Le colza en rotation avec d’autres espèces

On observe en France le colza associé avec le tournesol et plus récemment avec la betterave.

Le tournesol, culture de printemps, est souvent implanté après un colza, notamment dans le sud de la France. Les problèmes principalement relevés dans cette association sont d’ordre sanitaire. Colza et Tournesol sont attaqués par la pourriture blanche provoquée par le champignon Sclerotinia sclerotiorum. Cette maladie n’est pas contrôlable sur tournesol. Une attaque de ce champignon peut donc entraîner une contamination du sol longue à se résorber.

Le colza est cultivé en précédent ou après une betterave. La conduite de ces cultures en rotation ne pose pas de problème technique particulier. Lorsqu’elle est mal maîtrisée, cette rotation voit s’accroître les problèmes de gestion des repousses de colza qui peuvent être difficiles à éliminer et peuvent servir de support à un nématode qui affecte la betterave.

Le maïs et le lin sont très rarement cultivés derrière un colza, car des problèmes de croissance des plantes ont été observés. Les causes ne sont pas encore clairement identifiées.

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La nutrition du colza

Il est indispensable de mettre en place une stratégie de nutrition du colza adaptée, qui permet d’obtenir rendement et qualité, tout en maintenant un bon niveau de fertilité du sol pour la culture suivante.

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