1er apport sur céréales : 4 points clés

Bien qu’encore présent, la fin de l’hiver se profile, avec la remontée des températures et l’allongement de la durée de jour, les cultures d’hiver, céréales à paille et colza vont s’apprêter à redémarrer.

La réglementation selon les régions n’autorise pas les apports d’azote minéral avant le 1er ou le 15 février. Il est temps de préparer le 1er apport et il n’est pas inutile de se réinterroger sur les bonnes pratiques.

 

Respecter le cycle d’absorption des cultures

La stratégie recommandée par Yara est de caler le rythme et l’intensité de la fertilisation minérale sur le cycle d’absorption des cultures. Les céréales à paille ont des besoins limités jusqu’au stade épi à 1 cm et dans la plupart des situations un apport de 40 à 50kg N/ha conviendra. Cet apport limité permettra de nourrir correctement le couvert végétal en place tout en évitant d’immobiliser de l’azote dans la biomasse microbienne du sol car une compétition existe entre la plante et le sol vis-à-vis de la ressource en azote.

 

Quid de l’apport tallage ?

De nombreux essais ont montré que l’apport tallage était le moins bien valorisé avec des coefficients d’utilisation de l’azote beaucoup plus faibles que les apports de début montaison et les apports de dernière feuille. Un apport peu efficace mais néanmoins nécessaire pour mettre la culture dans les meilleures conditions pour valoriser les apports suivants.

« L’apport tallage ne fait pas taller » : le nombre de tiges principales donc les talles primaires les plus importantes pour le futur peuplement épis est indépendant de la nutrition azotée mais dépend principalement de la date de semis, du cumul de température et de la longueur du jour. Par contre, une suralimentation azotée en début de cycle aura tendance à faire monter des talles secondaires inutiles qui risqueront de consommer de l’eau et des nutriments sans contribuer à l’élaboration du rendement. Dans le cas de peuplement dense, trop d’azote apporté au tallage entretient des talles secondaires qui ne contribuent pas au rendement et favorisent la verse.

En résumé :
Ne pas apporter trop d’azote, trop tôt pour…

  • Limiter le risque de verse et de maladies en cas de végétation luxuriante ;
  • Assurer une bonne teneur en protéines en appliquant un report de l'azote vers la fin de la montaison.

 

Contrebalancer l’insuffisance en nutriments du sol

Les céréales d’hiver, afin d’assurer un redémarrage actif de la végétation, doivent disposer des nutriments nécessaires à une période où le sol, encore froid, connait une minéralisation ralentie.
Un apport de nutriments immédiatement disponibles grâce à un apport d’engrais minéral va permettre de palier à l’insuffisance de l’offre du sol :

  • De l’azote nitrique directement absorbé par la plante avec YaraBela® Extran®
  • De l’azote nitrique et du soufre notamment en cas d’hiver pluvieux avec YaraBela® Sulfan®
  • De l’azote nitrique et du soufre et du phosphore soluble pour booster la reprise de croissance du système racinaire YaraMila® NP+S ou NPKS

 

Quelle stratégie pour le 1er apport sur céréales ?

Dans la limite d’un apport d’azote de 40 à 50 kg N, les gammes YaraBela® et YaraMila® permettent de répondre à toutes les stratégies de fertilisations tout en apportant les nutriments efficaces qui seront absorbés par la culture :

  • Stratégie minimaliste « azote » seul, en cas d’absence de risque soufre : avec YaraBela® Extran®, privilégier un apport d’ammonitrate plus adapté au redémarrage de la végétation que l’azote uréique ou la solution azotée.
  • Stratégie « azote & soufre », 2 nutriments qui ont des cycles similaires et dont les besoins sont concomitants : grâce à la gamme YaraBela® Sulfan® et à ses différents équilibres, 2 approches possibles ! de l’azote et du soufre au 1° apport ou de l’ azote et soufre à chaque apport.
  • Stratégie « nutrition globale », avec la gamme YaraMila®, les formules NP+S ou NPK+S permettent de s’inscrire dans une stratégie où non seulement azote et soufre sont raisonnés mais également la nutrition phosphatée et potassique pour conserver la fertilité des parcelles et garantir le potentiel de rendement.
  • Orge, Blé dur, blé sont des cultures moyennement exigeantes en phosphore pour lesquelles un apport en couverture de phosphore soluble au 1° apport sera un bon investissement.

Sur le long terme, investir annuellement dans une fertilisation PK à travers une approche NPK visant à couvrir les exportations  des cultures est une stratégie payante qui évite une chute des teneurs en phosphore et potasse, permet de maintenir le potentiel productif et d’éviter le recours à des fumures majorées quand les teneurs ont chutées en dessous des seuils de renforcement à cause d’impasses PK pas toujours bien raisonnées et imposées par les contraintes de trésorerie.

 

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Tout savoir sur la fertilisation du blé

Depuis quelques années la teneur en protéines des blés français décroit. Le climat et les conditions environnementales ne peuvent être maitrisés mais il reste des leviers d’action, dont le principal est la fertilisation.

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